L’advaita vedânta facile : Aux sources de la spiritualité indienne by Dennis Waite


4457cb57ce4fe08.jpeg Author Dennis Waite
Isbn
File size 1 Mb
Year 2014
Pages 160
Language French
File format PDF
Category religion



 

Les clés de la spiritualité indienne. Ce liv re présente l’adv aita v edânta de m anière claire et accessible à tous. Cœur de la philosophie non-duelle et de la spiritualité de l’Inde, l’adv aita v edânta s’appuie sur les textes sacrés que sont les Upanishads et sur les écrits de nom breux penseurs com m e Shankara (VIII e siècle), le Platon indien. Qu’est-ce que l’adv aita ? Com m ent dev rions-nous agir ? Qu’est-ce qui est réel, qu’est-ce qui est illusion ? Pourquoi la connaissance du Soi est-elle si im portante ? Ne suis-je que ce corps et cet esprit ? Qui suis-je ? L’univ ers a-til été créé ? Com m ent « dev enir illum iné » ? L’auteur nous rév èle les réponses que l’im m ense et profonde spiritualité de l’Inde a donné à ces questions. Dennis Waite, philosophe, indianiste, sanskritiste a étudié l’advaita pendant plus de vingt ans et écrit de nombreux ouvrages sur le sujet, dont Advaita vedânta, théorie et pratique publié chez Almora. I l s’occupe d’un site internet anglais sur l’advaita vedânta parmi les plus consultés au monde www.advaita.org.uk. Dennis Waite vit en Angleterre. Sommaire 1. Qu’est-ce que l’advaita ? Introduction Signification Origine Ce que dit l’advaita Terminologie 2. Comment devrions-nous agir ? Désir, action et résultats Karma et réincarnation Les buts de la vie Le libre arbitre 3. Qu’est-ce qui est réel, qu’est-ce qui est illusion ? L’état de veille et l’état de rêve Mithya Adhyasa Les « niveaux de réalité » Maya 4. Pourquoi la connaissance du importante ? 5. Ne suis-je que ce corps et cet esprit ? 6. Qui suis-je ? Soi est-elle si Jivas Ishvara Brahman Qui suis-je ? La conscience reflétée 7. L’univers a-t-il été créé ? Création Attribution et réfutation Différentes théories de la création Le problème du langage Pas de création 8. Comment « devenir illuminé » ? Les « voies » de la réalisation Que faire pour « devenir illuminé » La préparation Les trois étapes de l’étude Jivanmukti 9. Pourquoi l’advaita traditionnel est-il si puissant ? Un exemple arithmétique Le modèle des enveloppes Discernement entre « celui qui voit » et « ce qui est vu » La logique d’Arundhati La méthode de co-présence et de co-absence 10. Quelles sont les différentes approches ? Les catégories d’enseignements Conclusion Recommandations de lecture Glossaire 1. Qu’est-ce que l’advaita ? Introduction Quand les gens me demandent ce que je fais et que je leur réponds que je suis écrivain, ils sont tout d’abord intéressés. Mais dès qu’ils veulent savoir quel type d’ouvrages j’écris et que je leur dis que mes livres traitent d’une philosophie indienne appelée advaita, ils cessent généralement de me poser des questions. S’ils persistent, tenter de leur répondre en quelques phrases risque de leur donner l’impression que je suis un excentrique qui n’a jamais dépassé la culture hippie. C’est regrettable, et cette impression serait tout à fait erronée (je n’ai jamais été un hippie). L’enseignement de l’advaita est multimillénaire, et c’est une méthodologie qui a fait ses preuves pour découvrir la nature du Soi et celle du monde. Et la réalisation de la vérité fondamentale qu’elle présente rend toute autre considération absolument insignifiante. J’ai à ce jour écrit plusieurs ouvrages sur le sujet, mais la plupart des membres de ma famille et de mes amis n’ont pas envie de les lire. Il fallait donc à l’évidence un petit livre qui donne la réponse essentielle à la question « Qu’est-ce que l’advaita ? » sans exiger trop d’effort de la part du lecteur. Le voici. Signification Le mot advaita est un terme sanskrit (il y a un glossaire à la fin du livre, avec une brève définition de tous les termes sanskrits) ; « dvaita » signifie « dualité », et le préfixe « a » devant un mot sanskrit en est une négation ; « advaita » signifie donc « non dualité ». Ce livre pourrait donc être très court. Il pourrait consister en une phrase unique : « En réalité, il n’y a pas deux choses ». Le problème, c’est qu’une telle phrase ne répondrait pas à la question de manière satisfaisante. Une telle affirmation, en effet, est clairement contraire à toute notre expérience – nous savons qu’il y a une foule de choses ! Et bien que vous puissiez ne pas encore le réaliser, toute notre insatisfaction et notre malheur découlent de notre croyance erronée en la dualité. Nous savons que nous ne sommes pas heureux une bonne partie du temps ; nous savons que nous allons mourir. Et ainsi de suite. Et si je vous dis simplement que vous vous trompez, que vous ne « connaissez » pas réellement ces choses, que la totalité de votre expérience ne concerne que la façon dont les choses semblent être, il y a peu de chances que vous en considériez seulement l’éventualité. Tout cela doit donc être expliqué, simplement mais progressivement, un pas après l’autre. Si vous êtes d’accord avec le raisonnement logique de chaque étape, il vous faudra alors aussi envisager sérieusement la conclusion. Origine La meilleure définition que l’on puisse donner de l’advaita est qu’il est, plus qu’une philosophie, une méthode d’enseignement, bien que si l’on voulait être pointilleux on devrait dire que c’est une des écoles de l’une des six branches de la philosophie hindoue. Cette branche particulière, appelée Uttara Mimamsa, tire son enseignement de la dernière partie du gigantesque corpus de textes sacrés appelé Vedas. Ceux-ci contiennent les Upanishads, qui forment la principale source de matériel de l’advaita. Il y a également deux autres sources importantes, toutes deux basées pareillement sur les Upanishads. L’une est la Bhagavad Gita, qui fait elle-même partie du Mahabharata, célèbre poème épique, beaucoup plus long. L’autre est un texte philosophique appelé Brahma Sutra, conçu pour répondre aux doutes et aux objections sur ce qui est dit dans les deux autres. Pour être exact, les Vedas constituent en eux-mêmes une « source de connaissance » qui ne peut être obtenue nulle part ailleurs. Afin d’être véritablement capables de comprendre ce qu’ils nous disent, nous avons besoin d’un maître qui ait lui-même appris de son propre maître la méthode permettant de les interpréter. La croyance classique consiste à dire que la connaissance véhiculée par les Vedas est apparue en même temps que la création, et il est certain que les paroles furent transmises oralement de maître à disciple bien avant que les mots écrits ne gagnent en importance. Il existe toujours une procédure formelle et complexe permettant d’apprendre les mots par cœur en évitant les erreurs. En conséquence, on dit de la connaissance qu’elle est « révélée », qu’elle n’a pas d’origine humaine. En Occident, il semble que nous pensions devoir continuellement développer et affiner la connaissance passée, ou tout au moins l’adapter à notre époque ou à notre société particulière. Dans le cas de ceux qui enseignent et étudient l’advaita, l’objectif est de la garder intacte. Pourquoi ? Parce qu’elle nous permet de réaliser notre nature et celle de la réalité, de reconnaître que nous sommes parfaits et complets. Et cela est essentiel à la compréhension des enseignements. Les textes sacrés ne sont pas une source d’information ou de connaissance au même titre qu’un manuel de chimie. Correctement maniés par un maître, les mots fonctionnent pour nous donner une reconnaissance directe de notre propre nature et de la nature de la réalité. Ce n’est pas une simple connaissance intellectuelle ; cette reconnaissance détruit l’ignorance du Soi. L’interprétation advaitique des textes sacrés fut systématisée par celui qui fut sans doute l’un des plus grands philosophes de tous les temps, Shankara, vers le huitième ou neuvième siècle après J. C. Il écrivit des commentaires sur les principales Upanishads, la Bhagavad Gita et le Brahma Sutra, et composa également de nombreux textes indépendants pour expliquer certains aspects de l’enseignement. Il parcourut l’Inde en battant, dans des joutes logiques, tous les défenseurs d’autres philosophies, et établit des centres d’enseignement qui existent encore de nos jours. Ayant réalisé tout cela, il mourut à l’âge de seulement trente-deux ans. Seul l’enseignement tel que clarifié par Shankara peut être à proprement parler appelé « advaita vedânta ». Depuis sa mort, au fil des siècles, d’autres philosophes ont apporté des modifications à différents degrés, ce qui signifie qu’il existe des interprétations divergentes. Ce livre a pour but de présenter la compréhension selon Shankara. Ce que dit l’advaita Nous faisons actuellement l’expérience de nous-mêmes comme de personnes distinctes et séparées dans un univers d’objets. Selon l’advaita, malgré la dualité apparente dont nous faisons l’expérience, la réalité est en fait non-duelle. Cette réalité non-duelle est appelée Brahman. À vrai dire, nous sentons effectivement que nous sommes autre chose que notre corps ou notre esprit. L’advaita appelle Atman notre soi essentiel, qui est au-delà de notre corps et de notre esprit. Et il enseigne que cet Atman est Brahman, qui est non-duel. Il y a une phrase souvent citée qui, dit-on, résume l’enseignement de Shankara. La voici : brahma satyam, jaganmithya, jivo brahmaivan aparah (Shankara parlait sanskrit et c’est la transcription de cette phrase en lettres latines). Traduite, elle signifie : « Brahman est la réalité ; le monde n’est pas réel en soi ; le soi individuel n’est pas différent de Brahman. » Vous serez heureux d’apprendre que tout cela va être expliqué plus tard ! Il existe d’autres philosophies non-duelles, telles que le Zen, le Taoïsme, le Dzogchen. Même le Christianisme, l’Islam et le Judaïsme ont leurs branches non-duelles. Mais l’advaita traditionnel est unique en ce qu’il a une approche de la réalité « à deux niveaux ». Si de nombreux enseignements tentent d’imposer une compréhension non-duelle dès le début – alors que cela va clairement à l’inverse du bon sens –, l’advaita accepte le fait que nous percevions et comprenions notre expérience comme étant dualiste et commence son enseignement à partir de là. (Les différences entre l’enseignement traditionnel de l’advaita et d’autres variantes plus récentes auront, espérons-le, été clarifiées d’ici la fin de ce livre. En bref, l’enseignement traditionnel nécessite une préparation mentale et utilise comme sources les textes védiques, même si ces derniers doivent être « déployés » par un enseignant qualifié de manière méthodique et structurée. L’enseignement « satsang » occidental moderne affirme que rien de tout cela n’est nécessaire, et c’est la raison pour laquelle il ne fonctionne pas très bien, voire pas du tout !) Terminologie Pour être absolument précis (et l’un des objectifs de ce livre est de vous donner une image exacte, à la différence de nombreux ouvrages qui risquent de vous induire en erreur), je devrais véritablement utiliser l’expression « advaita vedânta » plutôt que simplement « advaita ». « vedânta » est un nom qui se réfère aux mots ou enseignements qui se trouvent à la fin (« anta » en sanskrit) des Vedas, c’est-à-dire aux Upanishads. advaita est un adjectif qui décrit la nature de cet enseignement. Il existe d’autres philosophies qui extraient de ces textes sacrés un message dualiste ou mixte, mais « advaita vedânta » indique que le contenu du message dit que la nature de la réalité est « advaita », c’est-à-dire non-duelle. De nos jours, de nombreux enseignants emploient le terme advaita alors que ce qu’ils enseignent ne provient à l’évidence pas des mots des Upanishads, qui s’ils sont maniés par un maître qualifié garantissent à l’étudiant mentalement préparé d’être conduit à l’illumination. J’utiliserai dans ce livre le terme « advaita » quelque peu librement, parce que c’est ainsi qu’on en est venu à l’employer en Occident. Par exemple, je me servirai d’expressions telles que : « L’advaita enseigne » ou : « D’après l’advaita ». Dans ces deux cas, pour être rigoureux, j’aurais dû utiliser l’expression « advaita vedânta », ce qui désigne la variante du vedânta qui comprend la réalité comme étant non-duelle. 2. Comment devrions-nous agir ? Désir, action et résultats La vie est un cycle sans fin de désirs suivis d’actions, ellesmêmes suivies de résultats (généralement décevants parce que nos attentes étaient trop élevées). C’est un cycle parce qu’une fois que nous avons atteint l’objectif désiré, nous supplantons rapidement l’ancien désir par un nouveau et le processus recommence. Nous pensions que nous serions heureux quand nous aurions obtenu quoi que ce soit que nous croyions vouloir – et c’est effectivement souvent le cas. Mais malheureusement, ce bonheur ne dure pas – il s’avère toujours que nous nous trompions sur sa valeur ultime. Pourquoi faisons-nous cela ? Parce que nous sentons que, d’une manière ou d’une autre, nous sommes limités, et que l’objet désiré nous rendra complets. Cela s’applique à tous les désirs, du plus élémentaire au plus sophistiqué. Mais il n’y a qu’un seul désir qui, une fois satisfait, nous apportera la satisfaction que nous cherchons, et c’est de réaliser notre véritable nature. Car cette réalisation apportera avec elle la découverte que nous sommes, en fait, illimités. Nous sommes déjà complets. La Bhagavad Gita nous dit que le fait de penser à des objets conduit à l’attachement et qu’ensuite, nous désirons les avoir. Si nous en sommes empêchés, nous nous mettons en colère. Cela évolue jusqu’à l’illusion, la confusion et la perte de raison – et nous voilà perdus. L’advaita reconnaît l’existence d’une sorte de loi morale opérant dans l’univers, appelée « dharma » (mais c’est un vaste sujet que je ne traiterai pas dans ce livre). Elle a comme effet que lorsque nos actions sont en accord avec le dharma, nous obtenons des « points de mérite » ; lorsqu’elles vont à l’encontre du dharma, nous obtenons des « blâmes ». Donc en règle générale, nous pourrions dire que les actes qui aident la société, d’autres personnes, l’environnement, etc., génèrent du mérite, alors que ceux qui nuisent à autrui ou à nous-mêmes entraînent du démérite. Si nos motifs cadrent avec cette attitude, nous pouvons éviter satisfaction ou culpabilité et simplement accepter tout ce qui arrive. Toutes nos actions auront inévitablement des conséquences dans le futur à un moment ou à un autre, puisqu’il y a une relation de cause à effet, à l’instar des lois physiques d’action et de réaction. On peut facilement le comprendre sur le plan grossier : un style de vie dissolu et essentiellement axé sur le plaisir, par exemple, peut être agréable maintenant mais conduira probablement à des regrets quand, plus tard, le corps n’en pourra plus. Cela s’applique également au monde subtil de la pensée et de la motivation. Karma et réincarnation C’est ce qu’on appelle la théorie du « karma » – un autre terme pour la loi de cause à effet. Nous savons que si nous mettons une bouilloire pleine d’eau froide sur une source de chaleur, l’eau finira par bouillir et se transformera en vapeur. Si nous donnons un coup de pied à un objet, il sera peut-être projeté en l’air ou nous nous retrouverons avec un bleu à l’orteil, en fonction de l’inertie de l’objet en question – mais il y aura un effet. La loi du karma dit que tout ce que nous faisons produira un effet, peut-être pas dans l’immédiat mais tôt ou tard, même dans une vie ultérieure. Et la loi s’applique à tous nos actes, pas uniquement aux actions purement physiques. Nous remarquons souvent que certaines personnes semblent ne pas s’intéresser aux autres et dépensent d’importantes sommes d’argent pour leur propre plaisir alors qu’elles n’ont (nous semble-t-il) pas fait grand-chose pour le gagner. Nous voyons aussi des gens vouer leur vie au service d’autrui et vivre dans une relative pauvreté. Et nous nous demandons : « Où est la justice ? » Maintenant, avant de poursuivre votre lecture, je vous demande de tenir compte du fait que ce que je vais vous dire là n’est pas l’enseignement ultime de l’advaita. Par conséquent, si vous ne pouvez admettre l’idée de déités ou de réincarnation, ne vous inquiétez pas. Poursuivez votre lecture ! Il faudra un certain temps pour que l’image globale devienne plus claire. L’enseignement de base de l’advaita nous dit qu’au cours de nos existences, les bons points et les mauvais points s’accumulent. Ces « points » sont appelés karmas ou sanskaras, et bien qu’ils puissent ne pas parvenir à maturité

Author Dennis Waite Isbn File size 1 Mb Year 2014 Pages 160 Language French File format PDF Category Religion Book Description: FacebookTwitterGoogle+TumblrDiggMySpaceShare Ce livre présente l’advaita vedânta de manière claire et accessible à tous. Coeur de la philosophie non-duelle et de la spiritualité de l’Inde, l’advaita vedânta s”appuie sur les textes sacrés que sont les Upanishads et sur les écrits de nombreux penseurs comme Shankara (VIIIè siècle), le Platon indien.     Download (1 Mb) Démission, départ négocié, licenciement, retraite, sanctions: vous êtes employeur ou salarié La video dans Flash Jésus parlait araméen La fantaisie des croquembouches Sites & sanctuaires des Celtes Load more posts

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