Anti-piketty : Vive Le Capital Au Xxie Siècle ! by Jean-Philippe Delsol and Nicolas Lecaussin


1157385d16713fc.jpg Author Jean-Philippe Delsol and Nicolas Lecaussin
Isbn 979-1093166063
File size 5.9 MB
Year 2015
Pages 384
Language French
File format PDF
Category economics


 

Collection Habeas Corpus © 2015, Li~nge 16, rue Pastorelli • 06000 Nice Nice • Genève • Paris • Bruxelles • Montréal En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage sans autorisation de l'éditeur ou du Centre français d'exploitation du droit de copie (CFC), 20, rue des Grands Augustins, 75006 Paris No d'éditeur: 979-10-93166 ISBN 979-10-93166-06-3 Nicolas Jean-Philippe Lecaussin Delsol Anti-Piketty Vive le Capital au XXIe siècle ! Sous la coordination d' Emmanuel Martin Daron A.cemoglu, Donald Boudrea!I.Y, ]eall-Philippe Delro!, ]ameY /1. Dont, Nitbo!tu Ebentadt, i\lartill FeldJteÙ(, Stdim Furtb, Rmzdcdl llo/combe, ~Yitolûs Let:a!fs.rin, 1JllttlJ L~get~ Henri Lepage, Pbi!lip Afa(_~ness, Em!nawHI A1tulin, Robert P. Af11rp~y. ]ttaJl Ramon Ra!!o, James A. Robùt.ron, Afa lill S ah fén, /ÙJ•aro T (zrgas Llosa. HaJI.I- Werner Sùm, Aficbae! Tanner et Bernard Zùnmern. 7 Présentation des Auteurs Daron Acemoglu est Professeur d'économie au célèbre MIT (Massachusetts Institute ofTechnology). Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment Introduction to Modern Economie Growth (Princeton University Press, 2009) et avec James A. Robinson Why Nations Pail: Origins ofPower, Poverty and Prosperity (Crown Publishers, 2012). Il est l'auteur ou co-auteur de plus d'une centaine d'articles dans des revues académiques et d'une quarantaine de chapitres dans des ouvrages collectifs. Avec James A. Robinson, un autre contributeur, il est aujourd'hui à la pointe de la recherche en matière d'analyse économique des institutions. Donald Boudreaux est Professeur d'économie à George Mason University et membre de son centre de recherche Mercatus. Ancien président de la Foundation for Economie Education, il est l'auteur de nombreux articles académiques mais aussi de publications dans des journaux tels que le Wall Street journal puisqu'il écrit plusieurs fois par semaine des «lettres au rédacteur en chef» sur des sujets économiques divers dans de nombreuses publications. Spécialiste de la mondialisation et de la théorie du Public Choice, il est l'auteur de l'ouvrage Globalization (Greenwood Press, 2007). 9 Jean-Philippe Delsol est avocat fiscaliste, docteur en droit et Président de l'IREF, (Institut de Recherches Économiques et Fiscales). Il publie régulièrement des articles dans la presse économique, notamment Les Échos, Valeurs actuelles, Le Figaro économie ou encore l'Opinion. Il est notamment l'auteur de À quoi servent les riches? (avec Nicolas Lecaussin, J.-C. Lattès, 2012) ou encore de Pourquoi je vais quitter la France (Tatamis, 2013). James A. Dorn est Senior Fellow à l'institut CATO à Washington. Il est le rédacteur en chef du Cato journal. Il a dirigé plus d'une dizaine d'ouvrages collectifs, notamment sur l' économie de la Chine et l'économie monétaire. Il publie régulièrement des articles dans le Wàll Street journal, le Financial Times, ou encore Forbes. Nicholas Eberstadt est économiste à l'American Enterprise Institute à Washington. Il est aussi conseiller au National Bureau of Asian Research et membre du Global Leadership Forum au World Economie Forum. Ses publications portent notamment sur le développement, l'aide extérieure, la santé mondiale, la démographie et la pauvreté. Il est l'auteur de nombreux articles sur la Corée du Nord, la Corée du Sud, l'Asie de l'Est et l'ancienne Union soviétique. Il a notamment publié The Poverty ofthe Poverty Rate (AEI Press, 2008). Martin Feldstein est Professeur d'économie à l'Université de Harvard et président émérite du célèbre National Bureau of Economie Research. Ancien conseiller économique du Président Ronald Reagan, il a présidé le Council ofEconomie Advisers de 1982 à 1984. Il est l'auteur de plus de 300 articles et ouvrages. Spécialiste de macroéconomie et de finances publiques, il a été pionnier en matière de recherches sur les réformes des retraites. Il est considéré comme l'un des économistes les plus influents non seulement à Harvard, où ses étudiants sont eux aussi devenus des économistes célèbres, mais plus largement aux États-Unis et dans le monde. 10 Salim Furth est docteur en économie et analyste des politiques publiques à la Fondation Heritage à Washington, notamment au Center for Data Analysis. Ses recherches sur les politiques publiques se concentrent sur le rôle de l'entrepreneuriat et des incitations aux États-Unis et sa recherche académique sur la volatilité dans les pays en développement. Randall Holcombe est professeur d'économie à l'Université d'État de Floride. Il a été président de la Public Choice Society. Il est l'auteur de douze ouvrages dont The Economie Foudantions of Government et Entreprenurship and Economie Progress. Il compte une centaine d'articles publiés dans des revues académiques et professionnelles. Il est spécialisé notamment dans l'analyse des finances publiques et des politiques publiques. Nicolas Lecaussin est directeur de l'IREF, diplômé de Sciences Po Paris, fondateur de Entrepreneur Junior, auteur de plusieurs ouvrages dont Cet État qui tue la France (Plon, 2005), L'absolutisme efficace (Plon, 2008), Au secours, ils veulent la peau du capitalisme (First Editions, 2009), et L'obsession antilibérale française (Libréchange, 20 14) et co-auteur (avec Jean-Philippe Delsol) de l'ouvrage À quoi servent les riches? Q. -C. Lattès, 20 12). Lucas Léger est chargé de mission à l'IREF, diplômé des Universités de Hambourg et Rotterdam en analyse économique du droit. Il a d'abord été chargé de recherche en macroéconomie pour un think tank en Inde. Il a ensuite travaillé pour la Chambre de commerce européenne en Chine, où il était chargé des affaires financières et industrielles. Il est également co-auteur d'un ouvrage: Mondialisation: Consommateur ou acteur? (Le Muscadier, 20 13). Henri Lepage est un économiste français, directeur de l'Institut Turgot, ancien professeur associé à l'Université ParisDauphine. Il a fait connaître en France le renouveau de la pensée économique américaine, notamment en matière de 11 théorie du Public Choice, d'économie de l'offre, d'analyse de la concurrence et d'analyse institutionnelle. Il a été un des fers de lance du mouvement des « nouveaux économistes » français. On lui doit de nombreux ouvrages, notamment La nouvelle économie industrielle (1990). Phillip Magness est historien et directeur des programmes académiques de l' Institute for Humane Studies à l'Université George Mason. Il est l'auteur de Colonization after Emancipation: Lincoln and the Movement for Black Resettlement (University of Missouri Press, 2011). Il a publié par exemple dans Constitutional Political Economy mais aussi dans des journaux grand public comme le New York Times ou le Daily Caller. Ses recherches ont porté aussi sur l'impôt sur le revenu fédéral aux États-Unis. Il a reçu son doctorat à l'Université George Mason. Emmanuel Martin est docteur en économie, directeur de l' Institute for Economie Studies - Europe, un think tank spécialisé dans l'éducation économique. Il a été fondateur du site LibreMrique.org. Ses analyses ont pu être reprises dans diverses publications internationales comme LibérationMaroc, Il Foglio en Italie ou le Wall Street journal - Europe. Il a publié récemment L'argent des autres - Comment nous sommes devenus des sociétés à irresponsabilité illimitée aux Belles Lettres. Robert Murphy est un économiste américain de l' Institute for Energy Research. Ses recherches académiques ont été publiées dans The American journal ofEconomies and Sociology, The Review ofAustrian Economies ou le journal ofPrivate Enterprise. Il a été aussi publié dans le Washington Times, Forbes ou encore Barro n's. Il est notamment l'auteur de l'ouvrage The Politically Incorrect Guide to the Great Depression and the New Deal (Regnery Publishing, 2009). 12 Alvaro Vargas Llosa est un écrivain hispano-péruvien commentateur de la vie politique, notamment d'Amérique latine. Il a par ailleurs écrit et présenté un célèbre documentaire pour National Geographie sur l'Amérique latine contemporaine. Il est Senior Fellow à l' Independent Institute pour lequel il écrit régulièrement des tribunes et est l'auteur de Liberty for Latin America. Juan Ramon Rallo est un économiste espagnol, directeur de l'Institut Juan de Mariana. Il est professeur et directeur du master en économie du Online de Madrid Manuel Ayau Centro de Estudios Superiores. Il a reçu son doctorat à l'université Rey Juan Carlos de Madrid. Il est un commentateur prolifique de la vie économique et auteur de plusieurs ouvrages sur la crise. James A. Robinson est professeur à l'Université de Harvard. Il est spécialiste d'analyse économique et politique comparative et s'est particulièrement intéressé au développement de l'Amérique latine et de l'Afrique subsaharienne. Il est l'auteur d'une soixantaine d'articles académiques, notamment avec son co-auteur Daron Acemoglu avec qui il a également écrit l'ouvrage Why Nations Pail: Origins of Power, Poverty and Prosperity (Crown Publishers, 2012). Malin Sahlén est une économiste suédoise, responsable de l'analyse des politiques économiques pour le think tank suédois Timbro. Elle a travaillé pour la Confédération des Entreprises Suédoises où elle a joué un rôle actif dans le débat sur la réforme du marché du travail. Elle a publié un livre sur le chômage des jeunes. Hans-Werner Sinn est un économiste allemand, professeur d'économie et de finances publiques à l'université de Munich. Il est président du très renommé IFO (l'institut pour la recherche économique). Il est par ailleurs un des conseil- 13 lers du ministre allemand de l'économie. Il a publié plusieurs dizaines d'articles académiques. Ses ouvrages sont célèbres, comme Casino Capitalism (Oxford University Press, 2010) dans lequel il donne sa lecture de la crise financière, ou encore The Euro Trap (Oxford University Press, 2014) qui retrace les effets de l'adoption de l'euro et analyse les politiques contre la crise de l'Euro. Ses apports à la discipline de l'économie sont nombreux. Michael Tanner est Senior Fellow au Cato Institute à Washington. Ses tribunes sont régulièrement republiées dans le Wall Street journal, le Washington Post ou le New York Times. Il a récemment co-édité Replacing Obamacare et est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Leviathan on the Right: How Big Government Conservatism Brought Down the Republican Revolution (CATO, 2007). Il est spécialisé dans la réforme des retraites et est considéré comme l'un des architectes du mouvement en faveur des comptes individuels de retraite. Bernard Zimmern est énarque et polytechnicien. Après 6 ans chez Renault, 10 ans comme directeur du département R&D de la CEGOS, il crée une société pour développer ses inventions de compresseurs rotatifs, émigre aux USA en 1983 où il découvre le rôle capital des think tanks dans la croissance et la défense de la Société Civile et, comme beaucoup d'entrepreneurs américains, investit une grande partie de la petite fortune qu'ont rapporté ses inventions pour créer en France en 1985 l'un des premiers think tank sans financement d'État, l'lfrap (Institut Français de Recherches sur les Administrations Publiques), et un institut de recherche en 2005, l'IRDEME, pour développer une discipline économique quasiment ignorée en France: la démographie des entreprises. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Les profiteurs de l'État (Plon, 2001), Les fabricants de chômage (Plon, 2002), La dictature des syndicats (Albin Michel, 2003). 14 IREF Institut européen de recherches économiques et fiscales www. irefeurope. org CIREF est un think tank européen fondé en 2002 par des membres de la société civile issus de milieux académiques et professionnels dans le but de développer la recherche indépendante sur des sujets économiques et fiscaux. Linstitut est indépendant de tout parti ou organisation politique. Il refuse le financement public. CIREF publie des études, des rapports, des livres ainsi qu'une Newsletter bimensuelle diffusée uniquement sur internet. Ses publications traitent de thèmes variés comme par exemple: la fiscalité française et mondiale, les droits de propriété, la mondialisation et le libre-échange, les politiques publiques, les retraites, la santé et l'écologie. Conscients que la prospérité économique n'existe que dans un monde économique libre avec une fiscalité réduite et neutre, les membres de l'IREF œuvrent à la réduction du poids de l'État et des prélèvements obligatoires. Originaires de différents pays, leur approche scientifique est comparative et prend toute sa valeur dans le contexte de la mondialisation. Nicolas Lecaussin Directeur de l'IREF - Institut de Recherches Économiques et Fiscales ( www.irefeurope.org) Fondateur de Entrepreneur Junior (www. entrepreneurjunior. org) 01 43 80 55 18 ou 06 64 89 73 21 Introduction Faut-il écrire un livre contre les propos d'un autre? Il pourrait être préférable, et plus positif, d'exposer notre propre vision de la société et de l'économie et de laisser l'histoire livrer son verdict sur l'ouvrage de Thomas Piketty, Le capital au xxi siècle, qui a fait l'actualité et ouvert le débat au sein d'un large public. Pourtant, même si nous pensons que pour une grande part il s'est agi d'un effet de mode comme le démontre un taux de lecture de l'ouvrage aussi maigre que son volume de vente a été important, il nous a paru essentiel de permettre à ceux qui le souhaitent d'accéder aux critiques nombreuses et autorisées qui s'accumulent, mais de manière dispersée. Il nous a paru nécessaire de ne pas laisser prospérer l'idéologie de Thomas Piketty sans lui opposer les critiques académiques qui mettent à mal sa thèse. Car, à défaut, celle-ci pourrait continuer de bénéficier d'une aura scientifique à laquelle elle ne saurait prétendre ainsi que nous en apportons l'évidence. Il ne faut jamais négliger la force des idées. «Les mots font du vent, disait Bernanos, et le vent pousse le monde». Les mots 17 sont des armes et ils sont susceptibles de générer beaucoup de maux. Il ne faut donc pas laisser pousser les mauvais mots comme herbe folle. Thomas Piketty a reçu l'accueil favorable d'une gauche en quête de nouvelles références pour persister dans ses erreurs après que le communisme s'est effondré et que le socialisme a mené partout à l'échec. Il lui a offert ce qu'elle attendait pour croire à un nouveau matérialisme scientifique après que celui de Marx a fait faillite. Mais il est tombé dans les mêmes travers d'un modèle unidimensionnel, toujours dangereux parce que partiel et donc partial. [histoire ne se résume pas à une formule ou à une idée, fusse-t-elle géniale. La société est complexe à l'infini, elle est créatrice en continu et échappe aux catégories qui veulent l'emprisonner. [économie elle-même ne peut pas s'expliquer toute entière par l'algèbre. Elle reste une science humaine, faite d'histoires et d'inattendu en même temps que de règles utiles et néanmoins jamais certaines parce que l'homme est toujours capable de surprises. Mais Thomas Piketty a accumulé des chiffres et des lettres pour construire la thèse qu'il voulait établir. Quand les données lui manquaient, il les a inventées. Il a refait du Marx, auquel son titre lance un clin d'œil malicieux, mais de Marx, il aurait dû retenir que «[histoire se répète toujours deux fois: la première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une comédie». Espérons que son travail ne sera guère plus qu'une comédie vite oubliée plutôt qu'une nouvelle tragédie, dans la lignée de celle que le communisme a infligé au monde, des goulags au laogai. Thomas Piketty avance masqué, prétextant de l'analyse académique, mais c'est pour asséner ses conclusions qu'il faut niveler les hommes, écrêter les fortunes pour que tous vivent égaux sans se soucier de savoir s'ils ne seront pas plus pauvres. Et ils le seront sans doute comme l'expérience l'a déjà montré partout où cette politique d'égalisation a été décrétée. Mais peu importe aux 18 idéologues, ils veulent construire un monde parfait et sont prêts à détruire le monde réel pour poursuivre leur rêve. Thomas Piketty avait déjà souhaité une «révolution fiscale» dans un ouvrage qui a sans nul doute influencé la campagne présidentielle de 2012 en France. Il y proposait d'imposer tous les revenus à 60 o/o, au premier euro, dès lors qu'ils étaient supérieurs à 100 000 euros mensuels. Dans Le capital au XXI siècle, l'auteur livre une foule de données pour conclure qu'il faut taxer les riches jusqu'à ce qu'ils ne soient plus riches. C'est son obsession. La thèse de Thomas Piketty Sa thèse, donc? Celle du retour catastrophique d'un capitalisme façon XIr siècle, à la Balzac ou Dickens, caractérisé par des inégalités criantes et la montée en puissance d'une minorité dynastique de riches vivant de la rente de leur capital, dont la croissance cannait un rythme très supérieur à celui de la croissance économique. C'est la désormais célèbre formule r > g, dans laquelle r représente le rendement du capital et g le taux de croissance économique. Le fait que r > g implique sur la moyenne et longue période une spirale cumulative d'enrichissement des détenteurs de capital, et l'accroissement disproportionné de la part du capital dans le revenu national, au détriment du travail. Les chiffres et les courbes qu'il donne démontrent le contraire pour le rr qui a connu un recul des inégalités, mais celui-ci ne serait qu'une parenthèse heureuse dans la longue montée des inégalités du système capitaliste, une parenthèse due essentiellement à deux guerres mondiales et aux régimes communistes qui ont détruit ou collectivisé une bonne partie du stock de capital, ralentissant ainsi la course folle de son rendement. Selon lui, depuis les années 70, la part du capital 19 dans le revenu national repartirait ainsi à la hausse. En outre, étant donné que la croissance économique serait désormais plus modeste, le différentiel entre le rendement du capital et le taux de croissance global de l'économie s'accentuerait: le XXIe siècle s'annonce sinistre. Voilà qui serait dangereux non seulement du point de vue des inégalités, qui se creusent avec le retour d'une société d'héritiers et de rentiers, mais aussi pour la démocratie, cette dernière risquant ainsi de se transformer en une ploutocratie, du fait du pouvoir économique de ces super-riches qui pourraient facilement contrôler le pouvoir politique. Il convient donc selon Thomas Piketty de mettre en place des mécanismes qui miment l'effet des guerres mondiales et des totalitarismes ravageurs, mais, bien évidemment, de manière pacifique et «démocratique». Ces mécanismes sont essentiellement fiscaux et consistent d'un côté en une forte progressivité de l'impôt sur le revenu pour les très riches, avec un taux d'impôt marginal supérieur culminant à 80 o/o et, d'un autre côté, une taxe mondiale sur le patrimoine, jusqu'à 5 à 10 °/o par an même si cette dernière, de l'aveu même de l'auteur, peut paraître utopique. Un ouvrage« basé sur les faits»? Louvrage se veut non discutable. Il repose, lui, sur un travail titanesque de récolte de données sur les revenus et le patrimoine. C'est du sérieux et du solide: les« faits» ne peuvent pas mentir, l'ouvrage ne peut avoir tort. Il veut se distancer des abstractions de l'économie contemporaine, généralement très formalisées au plan mathématique, qui la rendent non seulement aride mais souvent éloignée de la réalité. Sa théorie est au contraire simple. Elle peut se résumer à une inégalité «fondamentale» (entre r, le rendement du capital, et g, le taux 20

Author Jean-Philippe Delsol and Nicolas Lecaussin Isbn 979-1093166063 File size 5.9 MB Year 2015 Pages 384 Language French File format PDF Category Economics Book Description: FacebookTwitterGoogle+TumblrDiggMySpaceShare J’ai lu avec bonheur ce livre qui vient enfin contredire sérieusement les élucubration pseudo scientifique de M. Piketty. Le livre n’est pas homogène puisqu’il rassemble de nombreux articles tous différents. Mais sa lecture, aussi diversifiée, n’en est que plus facile. Globalement, j’ai le sentiment que l’argumentation est parfaitement sérieuse et très bien construite. A lire par tous ceux qui en ont assez des poncifs politiquement corrects sur les inégalités.     Download (5.9 MB) La pensée économique de Keynes C’est quoi être riche ? : Entretiens avec Emile Ma Leçon D’antigym : Réveillez Votre Corps Et Retrouvez Bien-être Et Énergie ! En Cours, Chez Vous Ou Au Bureau, 40 Mouvements Bien décider en moins d’une heure Analyser et maîtriser la situation financière de son entreprise Load more posts

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